Paroles de maman

On ne m’avait pas dit…

Je pensais mettre suffisamment préparé à ton arrivée. Je savais que tu serais un grand bouleversement dans ma vie.

Tout était prêt, ton lit, tes jouets, tes accessoires dont j’ignorai encore leur utilité ( turbulette, gigoteuse, cosy, nid d’ange, et j’en passe… ). J’avais des tonnes de vêtements, beaucoup trop sans doute, mais je t’imaginais déjà dedans.

On se prépare toujours suffisamment sur le plan matériel. Mais sur le plan sentimental, émotionnel, c’est loin d’être le cas même si vous pensées le contraire. C’est un véritable torrent d’émotions qui se déverse en vous à la venue de votre enfant.

Je pensais m’être préparé au mieux, pendant ces neuf mois, à lire des forums, à me renseigner, à demander autour de moi. J’étais bien loin de m’imaginer ce que serait la réalité.

On ne m’avait pas dit que rentrer à la maison avec toi serait le plus grand challenge de ma vie.

Que je n’arriverai pas à contenir les flots de larmes qui s’échapperaient de mes yeux devant t’en d’émotions, devant son intensité.

Que jamais, au grand jamais, je n’avais connue ça auparavant.

On ne m’avait pas dit que ne pas comprendre chacun de tes pleurs me ferait me sentir misérable et une mauvaise mère, au point de craquer parfois (souvent au début).

Que ce ne serait pas tes trois premiers mois que je devrais sacrifier mon sommeil mais beaucoup, vraiment beaucoup plus longtemps (aujourd’hui encore les nuits sont parfois difficiles).

On ne m’avait pas dit que je pourrais ressentir autant de bonheur, au point que mon cœur explose pour un petit rictus sur tes lèvres.

Que je serai émue jusqu’aux larmes, de joie pour chaque progrès que tu feras, pour chaque éclat de rire.

Que je maudirais des inconnus juste parce qu’ils font trop de bruit lorsque tu dors.

On ne m’avait pas dit que toutes ces épreuves, tous ces problèmes que je pensais insurmontable, me paraîtraient si insignifiants lorsque je t’aurais dans mes bras.

Que je ferais tout ce qui sera en mon pouvoir, même plus, pour te préserver.

Que j’arriverai à sourire, même lorsque je suis triste parce que je te regarde et que tu vas bien.

On ne m’avait pas dit que tes moindres petits exploits serait un véritable événement pour moi.

Que tes premiers pas me rempliraient de joie et d’amour, mais également de peur que tu ne trébuche.

Que chacune des nouvelles choses que tu arriverais à faire me rappellerait que le temps passe beaucoup trop vite.

On ne m’avait pas dit que j’aurais t’en de mal à me séparer de toi.

Que m’occuper de toi me prendrait tout mon temps et mon énergie et que je me positionnerais toujours en second plan.

Que tout me paraîtrait dérisoire à côté de tes bisous, de tes câlins, de te sentir blotti, endormi contre moi.

On ne m’avait pas dit qu’il était possible de ressentir autant d’amour pour un autre être que soie même.

On ne m’avait pas dit à quel point être maman serait dur mais que je n’échangerai ma place pour rien au monde.

Je t’aime ma princesse d’amour.

Et pour vous, quels sont les choses que l’on ne vous avait pas dite ?

Bidou, bidou.

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